Churchill – Hudson Bay


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Churchill est une ville du Manitoba, située au bord de la baie d’Hudson à l’embouchure de la rivière Churchill. La population, qui était de 923 habitants en 2001, était descendue à 813 en 2011.
nstallée à l’embouchure de la rivière Churchill, la ville se situe dans un écotone, à la jonction entre la taïga ou forêt boréale au sud, la toundra au nord-ouest et la baie d’Hudson au nord. Le sol est formé de pergélisol et d’affleurements du bouclier canadien. L’épinette noire est la variété d’arbre dominante, mais sous une faible densité. Les visiteurs peuvent y pratiquer la pêche sportive, des expéditions en canoë, en véhicule tout terrain, en hélicoptère ou en avion ultra-léger.

La ville est surnommée « capitale mondiale de l’ours polaire » en raison de la grande quantité d’ours polaires qui s’y aventurent à l’automne. Ces derniers constituent un des piliers de l’industrie touristique de la région. Les habitants de la ville ont même pour habitude de laisser les voitures déverrouillées, au cas où des piétons rencontreraient des ours polaires.

Une autre attraction est l’observation des bélugas qui remontent la rivière en juin et juillet.
On peut aussi observer quelque 270 espèces d’oiseaux dans un rayon de 40 km autour de la ville, notamment le harfang des neiges, le cygne siffleur et le faucon gerfaut.
Le Parc national Wapusk est situé à 45 km au sud de la ville.
On peut y observer des aurores boréales quand les conditions sont favorables et qu’une forte activité solaire se combine avec des nuits noires.

En 1942, la United States Air Force installa une base nommée Fort Churchill à 8 km à l’est de la ville. Après la Seconde Guerre mondiale, cette base fut opérée conjointement par le Canada et les États-Unis. Elle a été fermée dans les années 1960.

Des recherches ont aussi été menées sur l’ionosphère par le Conseil national de recherche à partir d’août 1943. En 1950, Churchill est intégré au réseau HMC NRS Churchill, rebaptisé HMCS CHURCHILL en 1956 et CFS Churchill en 1966, en tant que maillon du Système radio supplémentaire (SUPRAD) des Forces canadiennes. Les installations ont été fermées en 1968.

Un programme conjoint a été mené avec les États-Unis, le Churchill Rocket Research Range, de 1956 à 1984, qui consistait à lancer des fusées pour étudier l’atmosphère. Situé à 23 km à l’est de la ville, le site abrite depuis 1976 le Churchill Northern Studies Centre12, qui étudie l’écosystème subarctique, les aurores boréales et les ours polaires, en plus d’offrir un soutien logistique aux chercheurs travaillant sur ces questions.

En 1950, le gouvernement britannique envisagea d’installer un centre de test nucléaire près de Churchill, mais a finalement choisi l’Australie.

Churchill bénéficie d’un climat subarctique. Bien que située à une latitude comparable à celle de villes européennes telles que Stockholm et Aberdeen, le climat y est bien plus froid. La température moyenne annuelle y est inférieure d’environ 14 °C. Les eaux froides de la baie d’Hudson qui bordent la ville en sont la principale cause. La température record la plus froide, −45,4 °C, a été enregistrée le 13 février 1979 et la température record la plus chaude, +36,9 °C, le 11 août 1991. Les chutes de neige sont abondantes et la moyenne annuelle de neige est de 191 cm.