Buenos Aires




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Buenos Aires (littéralement « Bons Airs » en espagnol) est la capitale et la ville la plus importante de l’Argentine. Les projections pour 2015 établies en 2005 estiment la population de la ville à 3 090 900 habitants . Son agglomération urbaine, le Grand Buenos Aires, compte 14 500 000 habitants. Les habitants sont appelés « Portègnes » (Porteños en espagnol, littéralement « les habitants du port ») ou « Buenos-Airiens » (Bonaerenses), nom aussi donné aux habitants de la province de Buenos Aires dont ne fait pas partie la capitale fédérale. Ils sont pour la plupart d’origine espagnole ou italienne et la religion prépondérante est le catholicisme.
Buenos Aires est située sur la rive sud-ouest de l’estuaire Río de la Plata et le centre ville se trouve à trente-trois kilomètres au sud-sud-est de l’embouchure du fleuve Paraná. La ville est bordée sur sa façade nord-est par le Río de la Plata (l’Uruguay se trouve au nord-est, sur l’autre rive du Río de la Plata, l’océan Atlantique prolongeant l’estuaire à l’est-sud-est), la Pampa à l’ouest et la province de Buenos Aires au sud. La ville est autonome. Elle possède le port le plus important du pays et est le centre politique et économique du pays. C’est aussi un centre artistique important de la culture occidentale avec de nombreux musées, théâtres, bibliothèques et galeries d’art.
La plupart des rues de la ville se croisent à angle droit, respectant l’ancien plan hippodamien de l’urbanisme espagnol qu’on retrouve dans de nombreuses villes du continent américain. De nombreux immeubles modernes remplacent les vieilles maisons à un étage de la période coloniale.

Le navigateur espagnol Juan Díaz de Solís fut le premier Européen à accéder au Río de la Plata en 1516, mais son expédition fut écourtée par une attaque d’Amérindiens, probablement d’une tribu charrúas ou guaraní, durant laquelle il périt.
Pedro de Mendoza, qui était à la recherche d’or, fonde une petite colonie le 2 février 1536 à l’embouchure du Rio de la Plata, qu’il baptise : « Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre ». Les premières fondations de la ville se situaient dans l’actuel quartier de San Telmo, proche de l’actuel centre-ville, légèrement au sud. L’emplacement exact de celles-ci correspond à l’actuel parc Lezama. Une statue à la gloire de Mendoza y est d’ailleurs présente.
Cependant, la colonie est ravagée par les Indiens en 1541 ce qui oblige les colons espagnols à abandonner l’emplacement. Mais le 11 juin 1580, le colonisateur Juan de Garay fonde à nouveau la colonie avec le nom de la Santísima Trinidad y Puerto de Santa María del Buen Ayre (la Très Sainte Trinité et Port de Sainte-Marie-du-Bon-Vent), sur un site délimité par les actuelles rues de Mayo et Viamonte et par les rues Salta et Libertad.
L’objectif principal de cette fondation par Juan de Matienzo, en 1566, était le besoin d’ouvrir une porte sur l’océan Atlantique pour tout le territoire existant depuis Potosí jusqu’au sud du continent.
À ce moment, la ville était la capitale d’un gouvernement qui dépendait de la vice-royauté du Pérou.

Pendant des siècles, les Portègnes (habitants de la ville) souffrirent de toutes sortes de besoins car Buenos Aires était la cité la plus australe d’Amérique, loin de toute cité commerciale importante. Il n’existait rien permettant de maintenir le style de vie européen sur place. L’Espagne privilégiait les ports de la côte Pacifique et marginalisait Buenos Aires, qui accueillait seulement deux bateaux par an (voire aucun certaines années). Cela força les colons (seulement 500 en 1610) à vivre d’une contrebande avec principalement le Brésil. Cette contrebande fut financée par la seule et unique source de richesse du pays (et ce jusqu’au xviie siècle) : la vente de cuir obtenu par le massacre des troupeaux de bovins qui vivaient encore à l’état sauvage dans les prairies alentour.

Depuis sa fondation, l’essor de Buenos Aires ne put dépendre que du commerce. Cependant, l’administration espagnole des xviie et xviiie siècles insistait pour que tous les échanges commerciaux vers l’Europe transitent par Lima au Pérou, qui était alors la capitale de l’empire colonial espagnol en Amérique du Sud, car cela facilitait le prélèvement des taxes. Trouver les moyens d’éviter ces taxes, fut l’une des principales motivations des premiers habitants de Buenos Aires.
En 1680 les Portugais, séparés depuis peu de l’Espagne, arrivèrent avec une expédition à Colonia del Sacramento (en Uruguay) sur la côte opposée du Río de la Plata afin de s’établir sur ce territoire. Le gouverneur de Buenos Aires, José de Garro, lança un ultimatum pour que les Portugais se retirent mais ces derniers refusèrent. Alors, José de Garro réunit les colons de la province et organisa une attaque avec l’aide des Indiens (peuple querandí) et les colons de Buenos Aires (10 000 habitants). Le résultat fut une écrasante victoire espagnole qui permit à Buenos Aires d’acquérir une certaine légitimité8.
L’industrie du cuir va alors progresser nettement, reconnue localement jusqu’au milieu du xviiie siècle. Parallèlement et afin de comprendre le développement économique de la ville, on notera que contrairement à d’autres colonies espagnoles, à Buenos Aires, les personnes s’enrichissaient socialement par la fortune et la possession (de terres et de troupeaux principalement), et non par un titre ou un nom rappelant telle ou telle famille aristocratique d’Espagne.
Buenos Aires a été envahie par des troupes anglaises en 1806 et en 1807, mais les Portègnes les ont repoussés les deux fois l’emportant de haute lutte. Ces deux victoires ont donné aux habitants de la ville l’assurance qu’ils pouvaient aussi créer une nation indépendante de l’Espagne.

La défaite de la guerre des Malouines fait perdre du prestige et de l’influence à la dictature militaire. Les généraux sont obligés d’organiser des élections libres. Elles ont lieu le 30 octobre 1983 dans tout le pays pour renouveler le président, le vice-président, les gouverneurs de provinces et représentants locaux, mettant ainsi un terme aux dictatures militaires.
À deux reprises, le pape Jean-Paul II visita la ville : en 1982 à la suite de la guerre des Malouines, et en 1987, où il fut accueilli par une foule d’une ampleur jamais vue auparavant dans la ville.
Le 17 mars 1992, une bombe explosa à l’ambassade d’Israël, faisant 29 morts et 242 blessés. Une autre explosion, le 18 juillet 1994, détruisit un bâtiment abritant plusieurs associations ou organisations juives (dont l’AMIA), faisant 85 morts et de nombreux blessés.
À la suite de la réforme de la Constitution argentine de 1994, la ville a pu se doter de sa propre constitution et d’un gouvernement autonome. Le 30 juin 1996 se déroulèrent les élections du chef du gouvernement de la ville, ainsi que des législateurs qui établiront la Constitution de la ville. Le candidat de l’UCR (parti de centre-gauche), Fernando de la Rúa, remporta les premières élections et devint donc le premier chef du gouvernement de la ville. Et après deux mois de délibération, le 1er octobre 1996, Buenos Aires vota sa propre Constitution.
Entre 1998 et 2002, Buenos Aires comme toute l’Argentine subit une grave crise économique. La ville fut secouée par d’intenses manifestations, suivies en particulier par les classes populaires durement touchées par le chômage, puis par les classes moyennes dont le gouvernement avait limité l’accès aux comptes bancaires.
La crise atteignit son paroxysme en décembre 2001, alors que les pillages se multipliaient principalement en banlieue ; le 19 décembre, après que le président argentin Fernando de la Rúa eut décrété l’état de siège, son ministre de l’Économie Domingo Cavallo donna sa démission. Les 19 et 20 décembre, plusieurs dizaines de manifestants trouvent la mort, dont au moins cinq tués par la police aux abords de la Casa Rosada et du palais du Congrès.
Finalement le 20 au soir, Fernando de la Rúa donne à son tour sa démission, effective dès le lendemain, ce qui offre la présidence à l’opposition péroniste. Ceci eut pour effet d’apaiser certaines tensions mais la crise économique persista jusqu’au début 2003, la santé de l’économie restant précaire. Pendant la crise, le quartier financier de Buenos Aires fut littéralement « bunkerisé », et les murs des banques sont encore aujourd’hui couverts de nombreux graffitis.

Les limites de la ville de Buenos Aires sont définies par le Río de la Plata, le Riachuelo et l’avenue General Paz qui sépare la ville de la province de Buenos Aires.
La quasi-totalité de la ville s’est construite sur la pampa, à l’exception de quelques zones telles que la réserve écologique de Buenos Aires, le complexe sportif du Club Atletico Boca Juniors ou encore de Puerto Madero, qui se sont développées sur des espaces artificiellement aménagés de la côte du Río de la Plata.
La région était initialement parcourue par divers ruisseaux et lagunes, lesquels furent comblés, asséchés ou canalisés. Ce fut notamment le cas en 1908, par suite de dégâts causés aux infrastructures de la ville par la montée des eaux. Les canaux étaient alors à ciel ouvert, traversés par divers ponts pour garantir la circulation. En 1919 il fut décidé d’enterrer les canaux, et les travaux commencèrent en 1927 pour s’achever entre 1938 pour certains canaux, jusqu’en 1954 pour le Maldonado. Parmi les principaux canaux figurent los Terceros (du sud, du centre et du nord), Maldonado, Vega, Medrano, Cildañez et White.

Le climat de la ville est tempéré, du type subtropical humide, la moyenne annuelle des températures étant de 16,6 °C.



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