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Webcam de Trencin (215m)

Trencin METEO




Trencin est un important centre urbain du nord-ouest de la Slovaquie. La ville, voisine de la frontière avec la République tchèque, compte 57 000 habitants. Son château fort millénaire domine la ville.

Trencín est une ville de l’ouest de la Slovaquie, sur le cours moyen de la Váh, encaissée entre les Carpates blanches au nord et à l'ouest, les monts de Strázov (en) à l'est et les monts Povazský Inovec (en) au sud. Au plan de la géomorphologie, la plus grande partie de la ville se trouve à fond de vallée Povazské podolie (en), bornée par le cirque de Tren?in (Tren?ianska kotlina), qui s'étend en direction du sud-ouest, et le cirque d’Ilavská (Ilavská kotlina), en direction du nord-est. Il faut signaler le mont Kozí (alt. 363 m), un contrefort des monts de Strázov, où se trouvent aujourd’hui les jardins Brezina (sk). Il forme un étranglement de quelques centaines de mètres au milieu de la vallée et confère à la ville son plan inhabituel. Le centre-ville culmine à 211 m, sur la rive gauche du Váh.
Le canal Ko?kovský rejoint le Váh un peu en amont du centre-ville, alors que plus à l'aval, le canal Biskupický s'en détache.
La frontière avec la République tchèque s'étire à quelque 20 km au nord-ouest de Tren?in, le long de la ligne de crête des Carpates blanches. La capitale Bratislava se trouve à 120 km de là ; l'autre métropole régionale, Zilina, se trouve à environ 80 km en aval. La ville est reliée à ces deux métropoles par l'autoroute D1 et la ligne de chemin de fer 120. La commune occupe une superficie d'environ 82 km2.

Trencín a été colonisée par l'homme dès l’Âge de la pierre et a été habitée sans discontinuité On a mis au jour des vestiges néolithiques caractéristiques de la Culture de Ma?arovce, de la Culture lusacienne et de la Culture de Púchov (en). Ce village était l'une des étapes de la Route de l'ambre. Aux Modèle:-Sp-, il s'y trouvait un oppidum celte, conquis au début de notre ère par des tribus germaniques, Quades et Marcomans5. Une stèle romaine, découverte sur les versants du château de Tren?ín, remonte à 179 de notre ère, et fut donc gravée au cours de la guerre qui, sous le règne de Marc Aurèle, mit aux prises l'Empire romain et les Quades (dans l'actuelle Slovaquie) ; elle désigne Tren?ín comme le point le plus septentrional de l’avancée romaine en Europe centrale hors d'Allemagne. Cette stèle permet de connaître le nom latin du camp romain, Laugaricio (Victoriae Augustorum exercitus, qui Laugaricione sedit, mil(ites) l(egiones) II DCCCLV (855 de la deuxième Légion). (Maximi)anus leg(atus leg)ionis II Ad(iutricis) cur(avit) f(aciendum). Tren?ín est appelé de son nom grec Leukaristos par Ptolémée (vers 150).
Vers la fin du ive siècle, les Grandes invasions bouleversèrent les conditions de vie. En 568, des Germains menés par Alboïn repassèrent le bassin des Carpates et se portèrent en Italie, laissant la place aux premiers arrivants Slaves. Des vestiges archéologiques des ve et vie siècles attestent en effet de leur présence dans la région : on a mis au jour dans Tren?ín des vestiges du viie au xiie siècle.
À l'époque de la Grande-Moravie, Tren?ín demeurait une ville importante. Avec la décadence de l'empire morave, elle fut peu à peu absorbée par le Royaume de Hongrie émergent ; cette évolution était consommée à la fin du xe siècle. Au xie siècle, le château devint la capitale du Comitat de Tren?ín, qui contrôlait la moyenne vallée de la Váh. Sa position stratégique en faisait la proie des ambitions des trois royaumes de Hongrie, de Pologne et de Bohême. Un assaut des princes de Bohême est mentionné dans un manuscrit de 1067, qui est aussi le premier document nommant le château.
La localité dépendant du château n'est citée que dans l’Acte de Zobor (1111) sous le nom de Treinchen : c'était un avant-poste surplombant la Váh. Elle a dû bénéficier d'un droit de marché dès le début du xiiie siècle. En 1241, elle fut mise à sac par les invasions mongoles, mais les conquérants ne parvinrent cependant pas à s'emparer du château.

Lors de l'émiettement territorial qui s'ensuivit, Tren?ín fut de 1302 à 1321 le château du seigneur hongrois Máté Csák, qui de là contrôla pendant plusieurs années la plus grande partie du territoire de l'actuelle Slovaquie. À la mort de Csák, la ville et son château furent repris par l'armée royale hongroise. Malgré ses prises de position passées, la ville bénéficia d'un nombre croissant de prérogatives économiques et juridiques au fil des décennies suivantes : ainsi en 1324, ses marchands étaient exemptés de payer aux octrois de tout le royaume de Hongrie ; en 1335, par le traité de Tren?ín (en) entre le roi de Hongrie Charles d’Anjou, le roi de Bohême Jean de Luxembourg, ainsi que le roi de Pologne Casimir le Grand, la Pologne renonçait « à jamais » à la Silésie au bénéfice du Royaume de Bohême, amenant une paix durable. En 1370, l'ouverture d'une foire annuelle était agréée, et en 1380 les bourgeois obtenaient le privilège de la bière. Toutefois, ce n'est qu'en 1412 que le roi Sigismond de Luxembourg reconnut Trençin comme ville libre d'empire. À la fin du xve siècle, la ville comptait quatorze corporations, et plusieurs commerces.
Après la défaite des Hongrois à la bataille de Mohács (1526), la ville et son château se trouvent au cœur de la guerre de succession pour le trône de Hongrie : en 1528, une trahison permet à l'armée de Ferdinand Ier de s'emparer du château-fort, défendu par les princes de Zápolya alors que la Réforme a gagné toute la région. Presque un siècle plus tard, à l'issue de la bataille de la Montagne-Blanche (1618), les réfugiés hussites de Bohême viennent grossir la population. Malgré les campagnes militaires dévastatrices de 1599 et de 1663, ni les Turcs, ni leurs vassaux ne parviendront à s'emparer de Tren?ín.