Mers-les-Bains




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Mers-les-Bains est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Le s se prononce à la fin de Mers.
Ses habitants s’appellent des Mersois ou des Mersoises.
Avec Eu et Le Tréport, elle est l’une des trois principales villes de l’unité urbaine d’Eu qui fait entièrement partie de l’intercommunalité dénommée communauté de communes des Villes Sœurs.

Mers-les-Bains est une station balnéaire et de tourisme de la Somme, située sur le littoral de la Manche, au nord de l’embouchure de la Bresle, c’est-à-dire juste à la limite entre la région des Hauts-de-France et la Normandie.
Cette station balnéaire, également labellisée depuis 2011 Station verte de vacances, possède une plage de galets (et de sable à marée basse) d’environ un kilomètre de long ainsi que de hautes falaises de craie. Du haut de ces dernières, près de la statue de Notre-Dame, se dégage un vaste panorama (accessible à pied en passant devant l’église ou en voiture par le plateau en suivant la direction de Blengues) d’où il est possible de voir la mer, la ville voisine du Tréport, son port de plaisance et de commerce, la ville d’Eu avec notamment son château et sa collégiale, puis au nord d’apercevoir Ault et le hâble éponyme, en direction de la baie de Somme. Par temps clair, la côte picarde se dévoile à l’horizon jusqu’au Marquenterre.
Tout près de Mers et sur son territoire se trouve le bois de Rompval, bois maritime propriété du Conservatoire du littoral et non ouvert au public, puis le bois de Cise, qui est rattaché à la commune de Ault, bois résidentiel qui donne sur la mer.
Avec Eu et Le Tréport, Mers fait partie intégrante d’une entité géographique dite des Trois villes sœurs, d’ailleurs distantes les unes des autres de 3 km environ.

La présence humaine au paléolithique et au néolithique est confirmée par des trouvailles de silex taillés de période abbevillienne, pré-acheuléenne puis acheuléenne. Dans les années 1980 une hache polie du Néolithique y a été trouvée. Un temple érigé sur la falaise en l’honneur du dieu Mars aurait témoigné de la présence romaine.

Quelques familles seigneuriales, propriétaires de terres, relevées sur des lieux-dits connus (les Mython, seigneurs de Froideville, dont il demeure une superbe pierre taillée de leurs armoiries qui orne désormais la salle du conseil municipal de la mairie ; les Lucas, seigneurs de Romeval (aujourd’hui Rompval, soit une contraction de Val rompu : valleuse de craie sur la Manche) ; les Lattaignant, seigneurs de Blengues et les Torcy, seigneurs de Mers) sont mentionnées dans les archives.

Jadis petit village de pêcheurs de quelques âmes, la station balnéaire a connu un essor fulgurant dès 1860, notamment avec l’explosion de la mode des bains de mer. Grâce à la ligne de chemin de fer Paris – Le Tréport (Compagnie des chemins de fer du Nord), ouverte en 1872, des familles entières de Parisiens aisés découvrent les bienfaits des bains de mer et de l’air iodé. Mers étant à trois heures de train de la capitale, des privilégiés fortunés s’offrent alors des week-ends et séjours rapides. Un établissement de bains et un casino, qui d’ailleurs n’en finissait pas de changer d’emplacement, ont suivi d’emblée cet engouement pour la plage picarde ; un attrait réel dont les élus locaux prennent vite conscience. Ceux-ci décident alors de lotir Mers, qui offre un potentiel immobilier immense avec de larges terrains à construire.

Le tramway d’Eu-Le Tréport-Mers, qui relie les trois villes, est mis en service en 1902. Séduits, les riches propriétaires font alors édifier la plupart des villas actuelles du front de mer, rues adjacentes et centre-ville.

Concernant le front de mer et les rues adjacentes, c’est le principe d’une architecture balnéaire toute de verticalité qui est retenu afin de satisfaire tout le monde, avec des villas aux façades peu larges mais très hautes avec balcons ouvragés et bow-windows décorés de nombreuses fantaisies architecturales et bénéficiant d’une vue sur la mer. En centre-ville, c’est plutôt la maison bourgeoise avec balcons en ferronneries qui prédomine. De nombreux hôtels comme le fameux Hôtel des Bains et pensions de familles voient le jour, la station balnéaire est lancée ; depuis, la commune s’adapte en permanence à l’évolution du tourisme et vante la beauté et la qualité de son architecture balnéaire. Mers vécut également l’époque des premiers congés payés de 1936 en accueillant sur sa plage les premières familles d’ouvriers et de vacanciers venues par le train de la gare Le Tréport-Mers.

Durant la Première Guerre mondiale, un camp anglais d’entraînement de chars est installé au lieu-dit Rompval. Il subsiste encore aujourd’hui une fosse à char la prairie aux Anglais sur le site éponyme (partie déboisée afin de permettre l’évolution des chars pilotés par les apprentis pilotes). Les Anglais offriront un tank désarmé à la commune en 1919 afin de la remercier de son accueil. Celle-ci en fera un monument de reconnaissance aux alliés, mais sera contrainte de le supprimer quelques années après, tant l’entretien du char, qui subissait la rouille du fait d’un milieu maritime salin assez corrosif, était devenu coûteux et problématique.

Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Mersois et Mersoises sont entrés dans la Résistance et ont contribué à l’échec de bien des projets de l’occupant allemand. Les ouvrages Histoire de Mers de Jacques Maquet (1986) ou Mers l’insoumise de Roland Jouault (2004) permettent de faire leur connaissance et de réaliser l’importance de leurs actions.

Le 17 décembre 1966, un avion Dakota en perdition de la ligne Beauvais-Londres est forcé d’y atterrir en catastrophe. Il n’y a heureusement aucune victime.



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