Oléron – Port de la Cotinière


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La Cotinière est un village sur la côte ouest de l’île d’Oléron. Il fait partie de la commune de Saint-Pierre-d’Oléron, dans le département de la Charente-Maritime. Gros bourg ramassé autour de son port de pêche (l’un des plus importants du département), sur la côte ouest de l’île d’Oléron, il compte 896 habitants en 2008, appelés « Cotinards ».

Appartenant au midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique », au cœur de l’arc atlantique, l’île peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français.

L’habitat s’organise autour du port, premier port de pêche artisanale de la Charente-Maritime, 7e port national dans cette catégorie et un des cinq premiers ports français pour certaines espèces, dont la crevette – La Cotinière a été le premier port crevettier pendant de nombreuses années, avant de céder cette place. Quelque trois cent marins pêcheurs y travaillent, rapportant près de 5 200 tonnes de poisson par an avec environ 90 espèces représentées dont les principales sont la seiche, le maigre, le céteau, la langoustine, la sole, la lotte et la raie.

Près de 50 % de la production nationale de céteau, poisson endémique du golfe de Gascogne, provient de la criée de La Cotinière qui en fournit 400 tonnes/an. Le port est également spécialisé dans les poissons nobles (soles, bars, lottes) mais aussi certains crustacés (crevettes et langoustines) ainsi que les sardines. La pêche à la sardine est une tradition. Elle fut une importante source de revenus au début du xixe siècle : préparées en conserve, les « cotinardes » étaient ensuite exportées vers le continent. Cette pêche, plus ou moins tombée en désuétude, est de nouveau valorisée de nos jours.

L’économie est tout naturellement tournée vers les activités maritimes (criée, pêcheries, ateliers de réparation de bateaux) mais aussi touristiques (hôtels, restaurants, ainsi qu’un petit aquarium). Le centre du bourg abrite de nombreux commerces, un marché, différentes annexes des services publics, un office du tourisme, une école et une église. Cette dernière apparaît comme un monument majeur de la petite cité. Construite en 1966, elle abrite des vitraux de grands maîtres du xxe siècle, tels Henri Martin-Granel. Le bleu intense des verrières est un hommage aux marins disparus en mer, auxquels un autel est consacré. Autre symbole de La Cotinière, son phare peint en blanc et rouge qui délimite l’entrée du port.

La Cotinière est dotée d’une plage, orientée plein ouest. Sa situation la rend moins vulnérable aux forts courants qui caractérisent la côte occidentale oléronaise. Le site est aussi un spot de skimboard.

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L’été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l’océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L’ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne.
Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime. Durant cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6° C.
Un pic de température (dépassé au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39° C à l’ombre.
Si 1953 est considérée comme l’année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse.
La Charente-Maritime est le département français le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés sont atteints avec 198 km/h au nord de l’île d’Oléron (station de la pointe de Chassiron). D’importants dégâts matériels sont relevés dans le bourg (chute d’arbres, toitures arrachées, réseaux électriques et téléphoniques endommagés, infrastructures routières coupées).
Un an après le passage de la tempête Klaus (janvier 2009), la commune est sévèrement touchée par la tempête Xynthia (février 2010). Des rafales de vent atteignant les 140 km/h sont relevées sur l’île. Quelques dégâts ont été relevés à La Cotinière : mobilier urbain endommagé, toitures abîmées… Le parement de plusieurs routes a été endommagé, ainsi que des quais et des digues où des brèches sont apparues. Enfin, la zone technique du port a également souffert des intempéries.



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