Nouvelle webcam installée à Saint-Pair-sur-Mer

 

Nous sommes très fiers de vous présenter cette nouvelle webcam qui rejoint le réseau Vision-Environnement. Elle a été installée à Saint-Pair-sur-Mer, dans la Manche, le vendredi 3 août 2018.
Vous pouvez y observer le front de mer, ainsi que l’île de Chausey.
Un grand merci à la commune de Saint-Pair-sur-Mer pour leur confiance et leur gentillesse.

 

Saint-Pair-sur-Mer est une commune française située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 4 025 habitants.

Saint-Pair-sur-Mer est une petite ville située dans la baie du mont Saint-Michel (face aux îles Chausey). Son bourg est à 3,5 km au sud de Granville1. Par beau temps, il est possible de voir les îles Chausey et par n’importe quel temps les côtes bretonnes.

Selon François de Beaurepaire, le nom initial de la commune de Saint-Pair était Sesciacum, nom de domaine de type gallo-romain formé avec le nom de personne Siscius ou Sissius. Premières attestations relevées par l’auteur : in Sesciaco, in fano Sesciaco (vie siècle), cum exisset de Seciaco monasterio (1025).
L’actuel nom de la localité est attesté sous les formes abbatia Sancti Paterni et S. Paternus vers 1125. La paroisse était dédiée à Paterne d’Avranches, nommé également Pair, évêque d’Avranches au vie siècle qui, après avoir converti les habitants du lieu, y fonda un oratoire.
Nommée simplement Saint Pair à la fin de l’Ancien Régime, la commune a porté, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Pair-Libre.
Le locatif sur-Mer est ajouté en 1906. Le gentilé est Saint-Pairais.

Saint-Pair-sur-Mer est commune touristique depuis août 2009.
Un nouveau projet touristique doit voir le jour début 2010 avec une plaquette de présentation de la ville, une brochure des hébergements et de la restauration, un logo et un site web. Une politique du patrimoine : visite de l’église et itinéraire dans Saint-Pair (église, oratoire, chapelle Sainte-Anne, Carmel, moulin, rue Saint-Michel) tous les jeudis et mardis et samedis de la saison estivale.
Saint-Pair-sur-Mer offre une dizaine d’hébergements de plein air, des gîtes et chambres d’hôtes ainsi que plusieurs restaurants.

L’abbaye de Scissy possédait une église qui servait aux moines et sans aucun doute aux fidèles, comme il arrivait souvent dans les cités possédant un monastère.
Ce monastère fut, comme tous les autres, détruit par les Normands. Or, parmi les ruines du monastère et de l’église de Scissy, « le clocher s’était conservé seul, mais il menaçait ruine et d’anéantir, dans sa chute, l’église qui avait été rebâtie depuis la conversion des Normands. Il fut remplacé par la belle tour du xiie siècle qui de sa flèche élancée domine tout le pays ».
Ce clocher est aujourd’hui la seule partie de l’église qui présente un intérêt architectural ; il compte deux niveaux romans, ornés d’abord de deux arcatures aveugles par face, puis d’une grande baie géminée inscrite dans un arc en plein cintre. La flèche, frappée par le foudre en 1729 et à la fin du xixe siècle, garde une réelle élégance. Très élancée, elle est encadrée à sa base de quatre clochetons. Le clocher d’origine date de 1131.
De l’ancien chœur roman, il ne reste que les fondations, dont le pavé porte la double trace. La petite église actuelle est du xve siècle, ses chapiteaux et la voûte en ont tous les caractères.
L’église de Saint-Pair, trop petite quand est venue l’affluence estivale, a vu tomber sa nef sans caractère, mais aussi son vieux portail plus intéressant.
L’éifice nouveau n’a pu être élevé, de 1880 à 1888, qu’au prix de gros sacrifices, et malgré des difficultés extrêmes venant soit du terrain, soit du raccord avec l’ancien clocher et le chœur. La première pierre bénite par Pie IX fut posée le 5 juillet 1877 par le cardinal de Bonnechose, archevêque de Rouen, et l’église consacrée le 26 août 1888 par Mgr Germain, évêque de Coutances et Avranches.
L’église possède les gisants du xixe siècle de saint Aroaste « auxiliaire » de saint Pair et de saint Senier. Au centre de la vieille église, les gisants jumeaux de saint Pair, évêque d’Avranches, et de saint Scubilion, abbé de Mandane, qui moururent le même jour, sont du xve siècle. Le corps de saint Gaud, évêque d’Évreux, mort en 491 à Scissy, repose dans une belle châsse en sa chapelle du xixe siècle. Les restes précieux des saints attirent toujours les pèlerins.
Les vitraux de belle qualité retracent la vie de saint Pair et celle de saint Gaud.

« Jadis, il n’y avait, au bas de la rue qui va du bourg au Caillou du Thar, qu’un vaste pré fort humide. La petite chapelle se dressait gracieuse dans ce cadre de verdure près d’une fontaine à l’eau limpide ». C’était, d’après Tardif, l’annexe d’un petit hôpital fondé vraisemblablement dans le cours du xiiie siècle. On a retrouvé, dans cette chapelle, une statuette en bois de sainte Anne qui paraît bien dater du xiiie siècle.
Pendant la guerre de Cent Ans, la chapelle ne fut pas épargnée, un acte accorde des indulgences à tous ceux qui contribueraient à la restauration de la chapelle dont il ne restait que les quatre murs.
Fin xixe, la chapelle était dans un état pitoyable. Il y avait à gauche deux fenêtres ogivales et une porte, à droite un mur aveugle, un toit de zinc « la carapace » déshonorait l’ensemble, il n’était plus possible aux processions de passer à l’entour. Pourtant, les marins du pays de Granville y faisaient célébrer des messes pendant le cours de l’année et le jour de la fête Sainte-Anne, il y avait foule de fidèles à la chapelle, plusieurs prêtres y célébraient la sainte messe.
Le 26 avril 1934, la municipalité donne unanimement à M. le curé Pinel l’autorisation d’entreprendre les travaux. La petite porte deviendra une fenêtre et trois baies ogivales s’ouvriront de l’autre côté. Le grand portail dont le linteau (offert lors d’une restauration précédente par M. Leboucher de Gatigny) sera surélevé donnera passage aux fidèles très nombreux. Le toit sera refait en tuile patinée. À l’intérieur, l’autel de bois, trop large, venu jadis de l’église, sera remplacé par un autel de granit formé des pierres et des colonnes du vieux portail. Deux belles statues de sainte Anne du xve siècle prendront place (l’une en bois, venue du grenier, a été trouvée par un enfant de chœur, l’autre, en pierre, est un don généreux de la famille Daubrécourt du Sap, en souvenir de leurs enfants : Germaine et Emmanuel décédés et vient de Saint-Jean-des-Champs). Des bancs de chêne permettront de réunir une centaine de pèlerins.
Le 29 juillet 1934, pour la fête Sainte-Anne, le petit sanctuaire était complètement rénové.
Église du bourg de Kairon (ou Quéron), nom donné par le seigneur des lieux.
Le hameau de « Quéron » situé sur une colline, entre l’estuaire du Thar et la mare de Bouillon, a toujours été séparé de Saint-Pair à cause de son environnement naturel. L’église de Kairon fut à l’origine une simple chapelle appelée « Notre-Dame du Monastère » car les moines du Mont-Saint-Michel, au Moyen Âge, y disposaient d’une maison de convalescence dotée d’un sanctuaire ouvert aux villageois. Cette paroisse n’a pu exister en tant que cité administrative. Elle a toujours dépendu de Saint-Pair. Il fallait attendre 1828 pour que Kairon se constitue en paroisse.
Diverses chartes (1305,1334,1339) indiquent la présence d’un bourg de « Quéron » relié à Saint-Pair, à la plage et au port, par divers chemins. C’est en 1825 que Quéron est devenu une section de la commune de Saint-Pair bien que ses habitants aient exprimé le vœu, par une pétition adressée à Charles X, que le hameau devienne une commune indépendante de Saint-Pair. Même velléité, en 1857, avec une nouvelle pétition adressée à Napoléon III souhaitant encore l’autonomie administrative. D’autres demandes eurent lieu en 1849, 1887, 1931, 1978 mais en vain.
La fontaine est sur un terrain privé, on peut la voir de la route, elle est malheureusement en mauvais état.

 

Pour voir la vidéo en temps réel, il vous suffit de cliquer sur l’image ci-dessous:
webcam saint-pair

 

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