Montpinçon – Le bocage normand


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Montpinçon est une ancienne commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, devenue le 1er janvier 2017 une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Saint-Pierre-en-Auge.
La fusion des dix communes qui a créé L’Oudon en 1973 en a fait, avec 5 484 hectares, la plus étendue des communes du Calvados jusqu’en 2015.

La commune est au sud-ouest du pays d’Auge. Le bourg de Saint-Martin-de-Fresnay (au centre de la commune) est à 7,5 km sud-est de Saint-Pierre-sur-Dives, à 12 km au sud-ouest de Livarot, à 17 km au nord-ouest de Vimoutiers et à 23 km au nord-est de Falaise.

Adopté pour la création de la nouvelle commune, le nom de L’Oudon fait référence à la rivière homonyme, qui arrose la plupart des communes regroupées.

La vallée d’Auge appartient géologiquement au bassin parisien et son sous-sol est essentiellement du type calcaire oolithique de couleur jaune.

Le littoral est bordé de falaises d’élévation moyenne (moins de 50 m de hauteur) entrecoupées de vallées aux larges estuaires : embouchure de la Touques, embouchure de la Dives. Ces falaises sont sujettes à une forte érosion qui fragilise les constructions directement situées sur le littoral, notamment entre Cricquebœuf et Trouville-sur-Mer. Les plages sont recouvertes de sable fin, précédé d’un cordon de dunes au niveau des estuaires. L’estuaire de la Touques était constitué de marais, dont la plus grande partie a été assèchée. Cependant, les marais de la Touques sont encore présents sur une vaste superficie de 1 500 hectares, entre la commune de Saint-Arnoult et celle de Pont-l’Évêque. Le site des marais est un atout majeur pour la biodiversité et notamment l’avifaune avec plus de 220 espèces déjà recensées. Ces marais ont une valeur paysagère et naturelle d’ordre départemental, national et même européen.

L’histoire géologique a composé un paysage de collines qui fait contraste avec les plaines du Roumois et la campagne de Caen avoisinantes. De même, le paysage a été aménagé à une époque ancienne en bocage composé de haies d’arbres ou de buissons autour d’herbages humides.

Le climat de type océanique assure une répartition assez égale des pluies tout au long de l’année. Les températures sont modérées par l’influence du Gulf stream. Il s’avère donc favorable au maintien de prés et de prairies qui permettent d’alimenter un élevage bovin et équin abondant.

En revanche, la culture des céréales y est encore peu répandue, bien qu’on y cultive de plus en plus de maïs pour nourrir le bétail en hiver et que la tendance à un retour aux cultures s’affirme de manière croissante. C’est en partie lié à la crise que connaît l’élevage bovin.

Ce pays était jadis couvert de forêts, dont il ne reste plus que quelques espaces boisés (forêt de Saint-Gatien, forêt de Gouffern, etc.) et de nombreux bois qui couronnent souvent le sommet des collines. L’exploitation du bois motivée par l’importance des chantiers navals et l’architecture traditionnelle à pans de bois explique partiellement ces déboisements.