Thassos – Hôtel Angelica




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Thasos ou Thásos (en grec moderne : Θάσος), est une île montagneuse de l’archipel grec, à 8 km de la Thrace continentale et à l’ouest de l’île de Samothrace. Une colonie de Paros vint s’y établir en 680 av. J.-C.

Thasos (398 km2, 80 km de pourtour) est la plus grande des îles du nord de la mer Égée. L’île est divisée aux deux tiers par une importante chaîne montagneuse orientée nord-ouest/sud-est, l’Hypsarion, dont cinq sommets ont plus de 1 000 m d’altitude, séparant ainsi deux espaces aux caractères très différents : le relief compartimenté du tiers nord-est, où la circulation est difficile et les plaines étroites, s’oppose ainsi au sud-ouest aux plaines littorales plus vastes et faciles d’accès1.

Le sous-sol de l’île est essentiellement constitué de gneiss gris-vert et de marbre, largement exploité et exporté durant l’Antiquité. Des gisements d’or, de cuivre, de fer et de plomb argentifère sont exploités depuis l’Antiquité.

Bien pourvue d’eau et favorisée par un climat relativement tempéré (climat méditerranéen à tendance balkanique), Thasos est couverte de forêts : chênes-verts, chênes-liège, pins, châtaigniers, arbres de Judée, platanes d’Orient, plantes du maquis. Dans l’Antiquité, le bois fut une des principales ressources de l’île, les forêts étant rares en Grèce.

Dans les plaines côtières, on cultive l’olivier. La vigne, dont le vin jadis fameux était largement exporté, a pratiquement disparu.

Le premier de ces voyageurs est un marchand humaniste italien passionné d’études byzantines du xve siècle : Cyriaque d’Ancône. Parlant grec, il releva plusieurs inscriptions en 1444-1445.

Jusqu’au xviiie siècle, une dizaine d’érudits visitèrent l’île et relevèrent des inscriptions. Mais c’est véritablement au xixe siècle que l’intérêt pour le passé hellénique de l’île se fait plus grand : Georges Perrot, français de l’École française d’Athènes, rédige un mémoire sur l’île en donnant quelques plans qu’il a tracés après observation en 1856. A. Conze publie également un rapport.

Entre 1863 et 1864, Emmanuel Miller dirige les fouilles de l’Agora.

Les fouilles de l’École française d’Athènes, dont Charles Picard est responsable, commencent en 1911. On découvre alors le sanctuaire d’Artémis, la porte du Silène, la salle hypostyle… mais aucune stratigraphie n’était étudiée.

Les fouilles se poursuivent de manière plus ou moins continue depuis cette date :

Jusque dans les années 1930, on tente surtout d’établir une topographie générale de la ville et de mettre au jour les principaux ensembles monumentaux ;
Dégagement de l’Agora entre 1948 et 1955 ;
Fouilles du sanctuaire d’Artémis dans les années 1970 ;
Actuellement, fouilles d’habitats, d’ateliers et surtout sondages d’urgence.
Le premier musée est construit dans l’entre-deux-guerres. Après une période de travaux, il a été agrandi et inauguré le 10 juillet 2010.

La recherche est aujourd’hui élargie à l’ensemble de l’île mais le coût de la main-d’œuvre oblige surtout à de la prospection, les fouilles demeurant ponctuelles.

La législation grecque s’est efforcée de protéger les antiquités. À Thasos, tous les terrains sont archéologiques et les chantiers sont donc surveillés par des archéologues.

En 2012, à l’initiative du Arthur Muller, professeur d’archéologie grecque, Lille 3 / IUF – Directeur des Études à l’École française d’Athènes, le bilan d’Un siècle d’archéologie française à Thasos a été dressé et présenté aux publics, à travers des expositions et des conférences.



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